01/05/2012

Vie et Mort d´Amarillo Slim


Dimanche dernier Amarillo Slim est décédé à l´âge de 83 ans dans un hospice d´Amarillo (Texas), bourgade relais située sur la route reliant Oklahoma City (Oklahoma) à Albuquerque (Nouveau Mexique), et à l´origine de son knickname


Vainqueur des troisièmes WSOP de l´histoire en 1972 (devant seulement 7 autres joueurs) et membre du Poker Hall of Fame depuis 1992, Amarillo Slim, de son vrai nom Thomas Austin Preston Jr., restera comme l´une des légendes absolues du poker américain, au même titre que Puggy Pearson, Johnny Moss ou Doyle Brunson. Avec eux, Amarillo a sillonné le Sud et l´Ouest des Etats-Unis en rounder dans les années 50 et 60 pour y disputer les parties privées les plus chères et les plus dangereuses du pays. Les joueurs y venaient presque tous armés, les tricheurs y étant aussi nombreux que les mauvais perdants. 

Johnny Moss, Chill Willis, Amarillo Slim, Jack Binion et Puggy Pearson... 
posant devant le Binion´s, downtown Las Vegas.

Slim remporta au total 3 autres bracelets ; un autre en Hold´em (1974) et deux en Omaha (1985, 1990). Il finit runner-up de Phil Ivey dans un $2,500 PLO des mêmes WSOP en 2000, à l´âge de 72 ans. Organisateur de tournoi, co-auteur de 3 ouvrages, Amarillo obtint une petite notoriété médiatique à Hollywood dans la foulée de son titre WSOP, et apparut dans divers programmes TV dans les années 70. 

Amarillo Slim aux WSOP 2003

Et puis les côtés sombres. Une triste histoire de mœurs en 2003, des attaques à main armée à son encontre en 2006 puis en 2007. Une nouvelle et violente altercation en janvier 2009 alors qu´il tentait de récupérer une dette de jeu chez un mauvais payeur. 

Poker, Dollars, Colts. C´est aussi un peu de ce Texas sauvage et viril qui s´en est allé dimanche.

01/04/2012

Cédric Stéphan vainqueur à Ostende !


Alors que l´attention des médias poker était concentrée du côté de l´Italie pour suivre la table finale de l´EPT Campione qui a vu finalement Fabrice Soulier s´incliner en 3ème position, trop peu de spécialistes ont relevé l´autre grosse actualité du week-end : la victoire de Cédric Stéphan au 50€ freezeout du casino d´Ostende (Belgique), en terre flamande, devant 56 joueurs pourtant particulièrement aguerris.

Le casino d´Ostende, sur la côte flamande belge

Le Lorientais d´origine, dont c´était seulement la deuxième participation à un event live, aura montré de grosses qualités pour gérer un début de tournoi compliqué au milieu d´un désert de cartes, avant de faire la différence sur deux coups clés : un coin flip crucial pour revenir dans la partie JJ vs AK puis un triplement de son tapis dans un pot 3-way à tapis préflop avec AK vs AJ vs QQ. 

 Cédric en pleine réflexion

Avec un stack désormais deux fois supérieur à la moyenne en début de la table finale, la suite sera une formalité pour le supporter du FC Lorient, qui saura remarquablement adapter son jeu à la configuration short-handed, et qui se verra de plus dealer pas moins de 4 paires de Rois qui auront vite raison des petits stacks de la table. A la déception générale, le heads´up final n´aura pas lieu, son adversaire préférant négocier sa reddition par un deal, Cédric possédant à ce moment la majorité des chips en circulation. 

 3-left: une nouvelle paire de rois servie lui permet d´éliminer le short-stack, à sa gauche

Gageons que celui qui sévit sur Winamax.fr sous le pseudo Tic&Tac56 aura à cœur de confirmer rapidement online cette première grosse performance live !

18/03/2012

EPT & LAS VEGAS EUROPEEN: MADRID AU CENTRE DU JEU

Le danois Frederik Jensen a remporté hier la 8ème édition de l´EPT Madrid devenant ainsi le 6ème danois et le 80ème joueur différent consécutif à gagner un titre EPT. Il faudra donc encore patienter pour connaitre l´identité du premier  joueur à réaliser le doublé dans cette prestigieuse série de tournois. 

 Jensen franchit la barre des $2M en tournoi

Tombé à 9BB à 5 joueurs left suite à un ambitieux mais totalement manqué check raise river en bluff total contre l´écossais Frasen Macintyre qui possédait un brelan, le Danois s´est ensuite montré intraitable, concluant même assez rapidement le head´s up face au même adversaire. 

Des trois français présents en TF, c´est Bruno Lopes – en gros rush en ce moment -  qui est passé le plus près de l´exploit, perdant hélas un pot monumental face à Macintyre à 4 joueurs. Après avoir sur-relancé son adversaire preflop et en position avec KK, Kool Shen surrelance le c-bet de l´écossais sur un board 7-6-3 tricolore, qui le pousse alors à tapis. Longue réflexion et call logique pour le français qui découvre son adversaire en semi-bluff avec 6-5, mais tout de même 45% de chances de remporter le coup face aux cow-boys. Un 5 sur la turn fera basculer définitivement le pot en faveur de l´écossais et mettra fin par le même coup aux espoirs tricolores. Auparavant, Nicolas Levy, trop short, et Ilan Boujenah, trop nerveux, avaient été éliminés sans vraiment pouvoir défendre leurs chances.

¨Laisse pas traîner ton flush !!" (Kool Shen)

Restons à Madrid pour évoquer le gros buzz du moment : le projet de création par le multimilliardaire Sheldon Adelson dans la région de Madrid du plus gros complexe de jeu mondial après Macao et Las Vegas. Les chiffres avancés sont faramineux : 18.000 machines à sous, 6 méga-casinos, 9 théâtres, 12 hôtels et pas moins de 250.000 prétendues création d´emplois dans un pays comptant 23% de sa population active au chômage. En bon businessman, Adelson a non seulement posé pour condition une réduction drastique d´impôts pour tout ce qui touche à ce projet, mais l´a également proposé au gouvernement ennemi de Catalogne, qui aurait déjà exprimé son accord.

Sheldon Adelson, quatorzième fortune mondiale selon Forbes

Ce type de projet avait déjà été imaginé il y quelques années dans le désert près de Saragosse, mais abandonné en raison de la crise économique. Adelson a déclaré qu´il annoncerait avant cet été qui de Madrid ou Barcelone sera l´heureuse élue.

18/02/2012

Miscellanées pokersitiques: Qatar & Macao

On le sait, les joueurs de cartes misent parfois cher voire très cher. Mais il en est pour miser également très cher directement sur eux. C´est le cas en particulier de la famille royale du Qatar, qui vient d´acquérir pour 250M€ la toile de Cézanne "Les joueurs de cartes" (1890), ce qui en fait tout simplement le tableau le plus cher du monde à ce jour. 



Quelle sera la vraie place du poker dans le nouvel eldorado du jeu international qu´est devenu Macao ?  Si les tournois y attirent de très nombreux joueurs (pas moins de 1300 participants au Macao Millions de 2011), l´activité de cash-game est en passe de subir un coup d´arrêt en raison de la limitation drastique du nombre de tables imposée par le gouvernement local. Cette décision, qui semble paradoxale dans un contexte global de très forte croissance des revenus du jeu à Macao, est pourtant à mettre en regard avec une réalité des plus surprenantes: 91.2% du chiffre d´affaires des jeux de tables provient du baccarat, le poker ne représentant que 0.1% de ce total !


29/01/2012

Chaleurs Australes

Comme pour le tennis, la saison de poker se lance véritablement en Australie, dans la seconde quinzaine de janvier. L´équivalent de l´Open d´Australie se nomme « Aussie Million », et il s´y passe toujours des choses intéressantes.

La victoire de Gus Hansen
dans le Main Event en 2007 l´avait subitement replacé au centre de la planète poker après deux saisons de disette et dans un contexte de controverses de plus en plus récurrentes sur la qualité de son jeu. 

 The Great Dane back in business, 2007

L´an dernier, Sam Trickett s´y était définitivement fait un nom en remportant près de 3 millions de dollars sous le soleil austral : vainqueur du high roller à $100.000 de buy-in (1.5 millions de dollars de gain) et 2ème du Super High Roller à $250.000 de buy-in (1.4 millions de dollars de gain). Il avait ainsi lancé sa mythique saison 2011, année qui l´a vue jouer 6 tables finales, remporter le Partouche Poker Tour et encaisser au total plus de 4.2 millions de dollars !

 Sam Trickett, quel est ton truc ?

Cette année l´attraction s´appelait Phil Ivey. Le meilleur joueur du monde avait totalement disparu du circuit après le Black Friday au mois d´avril pour ne réapparaître qu´à l´APPT de Macao il y a seulement 2 mois, ayant fait l´impasse totale sur les WSOP cet été. S´il est toujours impossible d´évaluer la responsabilité exacte d´Ivey dans le naufrage de Full Tilt, dont il était le joueur le plus emblématique, les dernières révélations concernant la « gestion » de Chris Ferguson - principal accusé dans ce scandale - continuent de fragiliser la défense d´Ivey. Celui-ci se présente toujours comme une victime, mais apparaît bien plus comme un complice en puissance de cette escroquerie aux yeux de la communauté poker. L´annonce de son divorce, à la rentrée, n´a pas contribué à rétablir son ex-image de champion propret, et les Cassandre prédisent d´ores et déjà un impact catastrophique sur sa bankroll.

C´est dans ce contexte hostile que le Tiger Woods du poker est venu rappeler à tous qu´il faudrait bien compter sur lui pour le futur. Auteur d´une  excellente 12ème place dans le Main Event (pour $100.000 de gain), Ivey a ensuite remporté le Mega High Roller à $250.000 de buy-in devant Patrick Antonius et Gus Hansen. 

Antonius et Ivey, comme au plus beaux temps de High Stakes Poker

Un podium saveur vintage, et pas moins de 2.1 millions de dollars de gain pour Ivey sur ce tournoi comptant un field ultra-réduit de 14 joueurs dont 11 professionnels et 3 businessmen chinois. Negreanu a terminé 4ème et s´est plaint sur son compte Twitter d´avoir fait la plus grosse bulle de l´histoire ($800.000 de prize pour le 3ème). C´est une double erreur : tout d´abord parce que la bulle du même tournoi en 2011 était encore plus cruelle (David Benyamine avait touché 1.1 million de dollars pour sa 3ème place alors que  le 4ème se retrouvait bredouille) et ensuite car il va être très difficile de nous faire croire que les 4 joueurs les plus populaires du poker international, amis dans la vie, ne se sont pas mis d´accord sur un deal à 4-left devant des paliers de gains aussi gigantesques.. voire de s´être tout simplement cross-stakés pour ce tournoi. 


Les amateurs de sensations vraiment fortes devront attendre les WSOP avant de retrouver un tournoi encore plus insensé : un Super High Roller à $1.000.000 est en effet au programme !! Une quinzaine de participants aurait déjà confirmé. Que Daniel Negreanu (déjà inscrit au tournoi) n´essaie pas cette fois de nous faire croire qu´il jouera à 100% avec sa propre bankroll !

17/12/2011

Tragique disparition d´Eric Haïk

La communauté du poker français est sous le choc après la terrible annonce hier du décès d´Éric Haïk âgé de seulement 35 ans. Gros gagnant sur le circuit français, incontournable de l´Aviation Club de France, où son nombre de victoires en tournoi défie toute rationalité, Éric Haïk était aussi reconnu comme une personnalité particulièrement attachante. 


Modeste et abordable, il se transformait en une véritable machine a détruire ses adversaires dès qu´il s´asseyait à une table de poker. Gros spécialiste des tournois, ses défenses de blindes extrêmement agressives ont  suscité de nombreuses polémiques sur les forums spécialisés, et déstabilisé de très nombreux adversaires. Autodidacte, il était fondateur et capitaine de  l´équipe Poker-Leaders qui compte notamment Kool Shen et Stéphane Albertini, et a terminé deux année de suite dans le top 3 du classement Live Poker des meilleurs joueurs hexagonaux. 


Avec ce compétiteur déterminé, le poker français a perdu hier beaucoup plus que l´un de ses meilleurs joueurs.

16/11/2011

Winamax Poker Tour de Paris: La saveur de la Bulle

Il y avait 2000 joueurs qualifiés par l´intermédiaire de freerolls online pour cette étape parisienne à la Grande Halle de la Villette qualifiant 35 (finalement 36) joueurs pour la finale qui se jouera à l´ACF en mars prochain. 


Geoffrey : alors, quoi de notable sur ce tournoi ?

Flesceller : je termine 39ème tout près de la qualification ! J´ai joué un poker standard plutôt serré tout au long du tournoi, en adaptant mon niveau d´agressivité à l´augmentation des blindes. En milieu de tournoi, je pars à tapis avec TT et me fait caller avec KK. Un T sur le turn me permet d´éliminer ce joueur, comique au Djamel Comedy Club de son état. 

Un peu plus tard, je raise au cut-off, encore avec TT. SB call et BB, short-stack, just call. Flop 952r. SB donk-bet, BB part à tapis, là j’ai une décision. Je sais que je suis très probablement devant la range de BB (souvent des broadways, parfois une middle-pair). SB a typiquement A9, J9s ou T9s dans cette position… mais s’il m’avait piégé en sous-jouant une overpair ? Finalement je paye et le coup est checké sur turn 8 et river 4 (plus de value à bluffer dans ce pot 3-way). Je remporte le coup face à A9 (bien vu) et AK.

Geoffrey : Bon déjà, je suis bien d'accord avec ton raise initial, mais pourquoi ne pas faire un 3-bet pour sortir un max de joueurs  pré-flop? Ensuite, je ne suis pas fan des coups du SB et du BB préflop. A9 en SB avec ta relance et en plus avec BB derrière en short stack, pour moi il doit coucher à moins d'avoir un chiplead conséquent et encore! Et pour le BB s'il est short-stack, je pense qu'il doit faire tapis pré-flop direct avec AK. Au flop, clairement tu es devant car BB ne peut pas avoir une overpair. Vu son donk-bet, il aurait clairement re-raise pré-flop avec JJ+. En fait le flop est vraiment trop bon pour toi pour ne pas call, c'est clair ! Pour le BB à tapis, le fait qu'il soit short-stack dans ce coup et qu'il ne va pas à tapis pré-flop me faire clairement dire qu'il n'a pas touché la dessus, de plus il n´ y a aucun tirage ! Petite question : pourquoi ne pas re-raise sur le flop pour sortir SB si tu penses être devant ? Peur qu'il parte à tapis ? Ça aurait pu te couvrir d'un bluff de sa part. Si J,Q,K,A sort au turn, c'est difficile de payer... 


Flesceller : je ne re-raise pas à tapis car je suis dans une situation wa/wb (way ahead/way behind) où je ne vais pas souvent me faire payer par moins bien si je pars à tapis (sauf peut-être A9) et je n'ai pas non plus trop peur de laisser des cartes gratuites (il a entre 2 et 6 outs max). Par ailleurs, s'il mise, il est clair que je call. Une mise turn pour protection comme tu le préconises est à mon avis également une option tout à fait justifiée.

Mon dernier coup du tournoi est  assez intéressant je pense. On n´est plus que 39 joueurs, j’ai 400K et suis de SB sur blindes 50K/100K. La moyenne n´est que de 800K. 35 ou 36 joueurs seront qualifiés pour la finale (package de 550 EUR). Je redoute un finish où tout le monde va passer ses cartes et où les short-stacks vont se faire dévorer par les blindes. Cependant je ne suis pas non plus prêt à trop gambler car il y a des chances réelles que je me qualifie dans les 35 simplement en passant toutes mes mains ! Sur ce coup, tout le monde passe jusqu’à moi. BB a environ 450K donc s’il call et perd, il est mort. J’évalue sa range de call à JJ+ ou QQ+, soit 1 à 2% des mains. Le push any two est donc absolument obligatoire SURTOUT à la bulle. Je push donc avec 95… et il me call avec 88, ce qui m´a semblé sur le moment être une grosse erreur.

Geoffrey : Absolument d'accord avec toi ! Au début du coup, tu as clairement deux choix: fold ou all-in. Je me dis que tu n´aurais peut-être pas dû attendre d'avoir plus que 4BB mais bon si c'est pareil pour tout le monde... Après, vu le tapis de BB qui est à peu près équivalent au tien, ton choix est assez bien pensé. Tu joues sur ton expérience de tournoi. Je t'avoue que j'aurais passé parce que derrière, tu as la chance de jouer une orbite complète encore avec le même stack et choisir un meilleure spot. Et finalement vu la tournure ou tout le monde patiente, tu aurais pu rencontrer cette même situation au bouton. Mais soit, si on prend ton choix, clairement BB à tout faux. Déjà vu ta position, il doit te voir sur une range assez correcte surtout vu ta position et la tournure des évènements. Et même s'il te lit en pensant justement que là tu peux push any two, sa main ne lui permet pas de payer vu que vous êtes à la bulle. Avec 88, il a beaucoup trop de risques de jouer un 50/50 contre toi ce qui veut dire qu'il décide de tout jouer sur un gamble après de nombreuses heures de jeu et à 3 places de la bulle. Je suis pas fan de ce move.



Flesceller : Attention, si je passe, non seulement mon stack diminue de 400K à 350K (puisque je suis de SB), les blindes vont ensuite monter à 75K/150K (!), mais en plus il n'est pas du tout évident que je retrouve une situation aussi profitable dans l'orbite suivante car dans cette situation l'équité de ma main dépend en fait plus du nombre de joueurs à parler après moi que de la valeur intrinsèque de ma main. Il est beaucoup plus profitable à mon avis d'aller à tapis de SB avec 59 que d´UTG, voire de middle position avec AJ ! Concernant BB, je pense qu'il sait que je push au moins 70% de ma range. Cependant, vu la situation de bulle, ça ne devrait pas ouvrir tant que ça sa range de call. Un aspect important de cette main est que le stack median est seulement de 8BB. Avec ce niveau de blindes, en réalité jeconserve une assez grosse fold equity avec 4BB car pour au moins la moitié des joueurs autour de la table ce serait une catastrophe de perdre 4BB à ce moment-là du tournoi. Ceci n'est bien sûr pas du tout valable dans des tournois où la moyenne serait autour de 20BB, où là je ne descendrai jamais au-dessous de 7BB quoi qu'il arrive. Je pense que dans ce spot, BB a pensé qu'il ne parviendrait pas à se qualifier en laissant passer les 150K de blindes et s'est donc résolu à jouer un 50/50. A la réflexion, je pense que j'ai sous-estimé sa range de call. Paradoxalement elle aurait peut-être été plus réduite s'il avait détenu 7 ou 8 BB puisque dans ce cas passer toutes ses mains devenait une stratégie réaliste de qualification. Un dernier aspect important pour analyser cette main - et qui peut suffire à justifier mon move - est que si je gagne ce coup, je remonte à 500K au bouton et ai à ce moment au moins 90% de chances de me qualifier. En définitive, si la fréquence de call de la BB est inférieure à 20% (ce qui est très probablement le cas), je pense que le push any two n'est pas contestable. Et donc pas de regrets, bien que si prêt du but !