En compétition cette année avec la finale du Partouche Poker Tour et le WPT chypriote, l´EPT de Barcelona, s´il n´est plus le rendez-vous incontournable du début de saison des autres années, n´en demeure pas moins un événement de choix capable d´attirer un field incroyablement relevé.
Apercus par exemple aux tables entre hier et aujourd´hui (day 1A & 1B): les champion et vice-champion du monde en titre Peter Easgate et Ivan Demidov,
le tenant du titre Stefan Ruthenberg, des stars internationales telles que Arnaud Mattern, Daniel Negreanu, Elky, Dario Minieri, Marcel Luske, Scotty N´Guyen, Michael Mizrachi, David Williams, Roland de Wolfe, Freddy Deeb,
des challengers de haut niveau que sont Mike McDonald, Johnny Lodden, Dragan Galic, Davidi Kitai, Lex Veldhuis, des people comme Patrick Bruel, Boris Becker et Kool Shen. Et l´énigme du moment, le ténébreux Antoine Saout.
Le finaliste francais du Main Event des World Series 2009, a littéralement spewé sa finale du Partouche Poker Tour hier après-midi à Cannes en allant s´empaler pour un total de 110 BB avec une simple paire contre la couleur river de Michael Tureniec, réduisant à néant un chip-lead quasi-permanent depuis le début du tournoi. On l´a dit en tilt, particulièrement frustré de ce move dramatique. Eh bien le morlaisien a pris immédiatement la direction de Barcelone pour se présenter aujourd´hui au day 1B de l´EPT. Et d´après ce que j´ai pu voir; il n´est pas venu pour plaisanter. Le regard sombre et les traits tirés, d´un calme presque inquiétant, le gambler de St-Martin-des-Champs n´a pas tardé à s´engager agressivement dans des coups toujours longball. Par exemple en valuebettant (avec succès) toutes les streets avec QT sur un board QT5-2-K dans un pot limpé puis 3-betté par son adversaire pre-flop. "Je savais qu´il avait les As". Bien vu. Et ce coup contre Patrick Bruel: AS calle au bouton et p14b relance en SB. BB se couche et AS calle. Flop Q22. Bruel mise, AS calle. Turn 7. Bruel envoie un deuxième barrel, tandis qu´AS le sur-relance. Fold de Bruel. AS montre alors ATo. Le regard est dur et le message clair; le poker selon Antoine Saout - intense et intimidant - est tout sauf une partie de plaisir.
Analyses, débats et controverses; réflexions sur le poker français & international.
05/09/2009
31/08/2009
Petite métaphysique du poker de tournoi
Lorsque j´ai commencé à m´intéresser sérieusement au poker, il y a environ 4 ans, il y a un aspect du jeu qui m´a légèrement rebuté: la place faite au hasard. Plus concrètement, le fait que le hasard puisse compenser le manque d´aptitude d´un joueur sur une main. Le fait que l´on puisse remporter un tournoi presque sans savoir jouer. Ou encore qu´il semble acquis que le vainqueur des championnats du monde soit tous les ans un joueur amateur ou un professionnel anonyme. Imagine-t-on un amateur vainqueur à Roland-Garros ? Une équipe de quartier remporter le Superbowl ? Dans les deux cas ils n´auraient bien entendu même pas l´opportunité de concourir. Encore plus concrètement, ayant une expérience préalable des jeux et des sports où la place faite au hasard est très faible (échecs, bridge; tennis, tennis de table), j´ai d´abord assez mal accepté le fait que je puisse me retrouver out d´un tournoi de poker en perdant un 80/20 (JJ vs 66 preflop) voire un 70/30 (QQ va A7 preflop).
Les jeux et sports sus-cités sont dits "à information complète". Dans ces disciplines, il existe le concept de "meilleur coup", et celui-ci est toujours le plus profitable quand au poker ce qui semble être "le meilleur coup" peut vous faire sortir du tournoi. J´imaginais alors un nouveau poker dans lequel le coup s´arrête lorsque les joueurs sont à tapis et où le joueur qui a les meilleures probabilités de remporter le pot s´en empare immédiatement, sans laisser de place au tirage des cartes... Et puis je me suis rendu compte de trois choses fondamentales, que je vous présente par ordre croissant d´importance:
1) En réalité, au poker aussi la meilleure décision est aussi la plus profitable... du moins - en fait uniquement avec certitude - sur le long terme. Un coup joué à 70/30 sera globalement profitable sur le long terme, il faut simplement accepter de le perdre dans 30% des cas. La notion de long terme une fois assimilée - c´est-à-dire essentiellemt une fois qu´on en a tiré toutes les conséquence au niveau de sa gestion de bankroll - fait baisser l´importance du hasard à un niveau à peu près acceptable.
2) Sur le court terme le fait de pouvoir perdre (ou gagner) des coups alors que l´on est grand favori ou outsider provoque des sentiments (joie, frustration, injustice) qui constituent l´une des richesses fondamentales du jeu dans la mesure où elles ne se retrouvent avec ce niveau d´intensité que dans peu de discplines sportives ou ludiques.
3) Le succès invraisemblable que rencontre le poker de tournoi s´explique par un fait peu commenté à mon goût mais que je pense fondamental qui est que ce jeu est celui qui se rapproche le plus de ce que l´on pourrait appeller "le jeu de la vie". Dans ce dernier, on naît avec un certain capital qu´il va falloir utiliser au mieux dans chaque situation. Chaque instant de la vie est le théâtre d´une prise de décision qui s´effectuera fatalement à partir d´une somme incomplète d´information. Où les meilleures décisions dans une situation donnée ne garantiront presque jamais le succès immédiat. Où la survie est à la fois la condition et l´objectif. Où, pour espérer un fort rendement ou un fort résultat, on doit bien souvent prendre des risques, mais en ayant préalablement identifié le meilleur moment et le meilleur endroit pour le faire. Où l´on ne devrait jamais s´engager sur un chemin incertain sans avoir pensé à des solutions alternatives. Où l´on ne devrait jouer son va-tout que lorsque l´on a presque plus rien à perdre.
Chaque individu a sa propre philosophie de vie et le poker de tournoi est me semble-t-il le jeu qui permet le mieux de se mettre en jeu soi-même, de par l´incertitude fondamentale induite par le hasard i.e les événements incontrôlables.
J´ajoute une chose: d´un point de vue personnel, j´ai noté que depuis que je jouais au poker, j´avais gagné en efficacité dans le cadre de négociations commerciales ou de cas spécifiques de management. Je serais très intéressé que vous vous exprimiez sur cet article et en particulier sur la modeste théorie selon laquelle si le poker se nourrit sans nul doute des expériences de vie, la vie peut également apprendre du poker et que le poker de tournoi constitue un reflet très fidèle des mécanismes de décision individuels vitaux.
Les jeux et sports sus-cités sont dits "à information complète". Dans ces disciplines, il existe le concept de "meilleur coup", et celui-ci est toujours le plus profitable quand au poker ce qui semble être "le meilleur coup" peut vous faire sortir du tournoi. J´imaginais alors un nouveau poker dans lequel le coup s´arrête lorsque les joueurs sont à tapis et où le joueur qui a les meilleures probabilités de remporter le pot s´en empare immédiatement, sans laisser de place au tirage des cartes... Et puis je me suis rendu compte de trois choses fondamentales, que je vous présente par ordre croissant d´importance:
1) En réalité, au poker aussi la meilleure décision est aussi la plus profitable... du moins - en fait uniquement avec certitude - sur le long terme. Un coup joué à 70/30 sera globalement profitable sur le long terme, il faut simplement accepter de le perdre dans 30% des cas. La notion de long terme une fois assimilée - c´est-à-dire essentiellemt une fois qu´on en a tiré toutes les conséquence au niveau de sa gestion de bankroll - fait baisser l´importance du hasard à un niveau à peu près acceptable.
2) Sur le court terme le fait de pouvoir perdre (ou gagner) des coups alors que l´on est grand favori ou outsider provoque des sentiments (joie, frustration, injustice) qui constituent l´une des richesses fondamentales du jeu dans la mesure où elles ne se retrouvent avec ce niveau d´intensité que dans peu de discplines sportives ou ludiques.
3) Le succès invraisemblable que rencontre le poker de tournoi s´explique par un fait peu commenté à mon goût mais que je pense fondamental qui est que ce jeu est celui qui se rapproche le plus de ce que l´on pourrait appeller "le jeu de la vie". Dans ce dernier, on naît avec un certain capital qu´il va falloir utiliser au mieux dans chaque situation. Chaque instant de la vie est le théâtre d´une prise de décision qui s´effectuera fatalement à partir d´une somme incomplète d´information. Où les meilleures décisions dans une situation donnée ne garantiront presque jamais le succès immédiat. Où la survie est à la fois la condition et l´objectif. Où, pour espérer un fort rendement ou un fort résultat, on doit bien souvent prendre des risques, mais en ayant préalablement identifié le meilleur moment et le meilleur endroit pour le faire. Où l´on ne devrait jamais s´engager sur un chemin incertain sans avoir pensé à des solutions alternatives. Où l´on ne devrait jouer son va-tout que lorsque l´on a presque plus rien à perdre.
Chaque individu a sa propre philosophie de vie et le poker de tournoi est me semble-t-il le jeu qui permet le mieux de se mettre en jeu soi-même, de par l´incertitude fondamentale induite par le hasard i.e les événements incontrôlables.
J´ajoute une chose: d´un point de vue personnel, j´ai noté que depuis que je jouais au poker, j´avais gagné en efficacité dans le cadre de négociations commerciales ou de cas spécifiques de management. Je serais très intéressé que vous vous exprimiez sur cet article et en particulier sur la modeste théorie selon laquelle si le poker se nourrit sans nul doute des expériences de vie, la vie peut également apprendre du poker et que le poker de tournoi constitue un reflet très fidèle des mécanismes de décision individuels vitaux.
25/08/2009
Triplé lanvénécois au casino de Barcelone !
Après:
1) ma table finale au 55 € freezeout de Peralada en mars;
2) ma seconde place sur 10 au Sit´N´Go à 100 € du casino de Barcelone en mai;
3) plusieurs finish autour entre la 20éme et la 30ème place sur 160 joueurs aux freezeout hebdomadaires dudit casino depuis le début de l´année;
4) une session fructueuse en cash-game 2-5 € live en juillet toujours à Barcelone;
5) mon recentrage online sur les MTT...
... je sentais venir la tres grosse perf.
Elle ne viendra pas cette fois-ci meme si je termine ITM à une très honorable 13ème place sur 164 joueurs.

Il faudra surtout retenir l´invraisemblable anomalie statistique que représente le triplé historique réalisé à l´occasion de ce 60 € freezeout: 2 autres lanvénécois de passage à Barcelone, sans expérience préalable du poker en live, se sont inscrits avec moi au tournoi. Bien leur en a pris puisque Kiki Bernas termine ITM à la 16ème place tandis que Edern, au terme d´un finish haletant termine 5ème ! La preuve de la très grande forme actuelle du poker nord-finistérien, dans le sillage du November 9 Antoine Saout ! ;-)
Peu de mains à raconter car mon tournoi s´est en fait résumé - comme souvent - à une gestion rigoureuse de short-stack ! Genre Eric Larcheveque à l´EPT de Copenhague 2008, quoi.
Une main intéressante toutefois: 8-handed, UTG (profil de crack online) limpe, puis 2 joueurs intercalés suivent. Je découvre AJ au bouton et relance à 5BB sur les 30BB que je possède. UTG relance alors à tapis pour 28BB et les autres joueurs foldent. Après une longue hésitation, je décide de caller car: 1) mon raise ressemble enormement a un squeeze bluff et elargit considerablement la range de Vilain. J´en exclus quasiment KK+ car le NY back-raise est vraiment très risqué sur une table à 8 moyennement active. JJ, QQ, et AQ+ également peu probable. Restent: les paires TT- (coin flip); les suited connectors (surtout KQ, QJ et JT) et peut-etre quelques broadway spéculatif, principalement KQo et AJ; range contre laquelle je suis favori. 2) les cotes sont bonnes: 23BB à rajouter dans un pot de 35BB, soit 2 contre 3. Résultat: coin-flip contre paire de 7 et je double.
Une main amusante: il me reste 7 BB, je cherche depuis dejà 2 orbites un spot pour voler blindes et antes, mais les coups sont systématiquement relancés avant moi. Enfin arrive une main non relancée alors que je suis au cut-off. Je fais semblant de regarder mes cartes et annonce solennellement "tapis". Mon image est correcte, ca devrait passer. Horreur: le bouton call, SB call aussi et BB fold apres une interminable reflexion. Je regarde alors mes cartes: J2o. Le flop tombe J96. Check généralisé. Turn 3 et river 2. Je remporte le coup aisément avec 2 paires face à AK et AQ et quadruple quasiment mon stack.
Une leçon à retenir: le vainqueur final du tournoi s´est retrouvé à ma table en milieu de compétition en BB avec seulement 5BB derrière lui alors que j´étais en SB dans un coup multi-foldé. Je suis donc allé à tapis et il a remporté le coup en callant avec 85... face à mon 75. Comme quoi l´important dans un tournoi ça reste de survivre, et rien n´est jamais perdu. Un précepte visiblement bien assimilé en ce beau soir de juillet sur Barcelone par les représentants du pays bigouden.
1) ma table finale au 55 € freezeout de Peralada en mars;
2) ma seconde place sur 10 au Sit´N´Go à 100 € du casino de Barcelone en mai;
3) plusieurs finish autour entre la 20éme et la 30ème place sur 160 joueurs aux freezeout hebdomadaires dudit casino depuis le début de l´année;
4) une session fructueuse en cash-game 2-5 € live en juillet toujours à Barcelone;
5) mon recentrage online sur les MTT...
... je sentais venir la tres grosse perf.
Elle ne viendra pas cette fois-ci meme si je termine ITM à une très honorable 13ème place sur 164 joueurs.
Kiki et Edern : la relève du poker lanvénécois semble assurée.
Il faudra surtout retenir l´invraisemblable anomalie statistique que représente le triplé historique réalisé à l´occasion de ce 60 € freezeout: 2 autres lanvénécois de passage à Barcelone, sans expérience préalable du poker en live, se sont inscrits avec moi au tournoi. Bien leur en a pris puisque Kiki Bernas termine ITM à la 16ème place tandis que Edern, au terme d´un finish haletant termine 5ème ! La preuve de la très grande forme actuelle du poker nord-finistérien, dans le sillage du November 9 Antoine Saout ! ;-)
Peu de mains à raconter car mon tournoi s´est en fait résumé - comme souvent - à une gestion rigoureuse de short-stack ! Genre Eric Larcheveque à l´EPT de Copenhague 2008, quoi.
Une main intéressante toutefois: 8-handed, UTG (profil de crack online) limpe, puis 2 joueurs intercalés suivent. Je découvre AJ au bouton et relance à 5BB sur les 30BB que je possède. UTG relance alors à tapis pour 28BB et les autres joueurs foldent. Après une longue hésitation, je décide de caller car: 1) mon raise ressemble enormement a un squeeze bluff et elargit considerablement la range de Vilain. J´en exclus quasiment KK+ car le NY back-raise est vraiment très risqué sur une table à 8 moyennement active. JJ, QQ, et AQ+ également peu probable. Restent: les paires TT- (coin flip); les suited connectors (surtout KQ, QJ et JT) et peut-etre quelques broadway spéculatif, principalement KQo et AJ; range contre laquelle je suis favori. 2) les cotes sont bonnes: 23BB à rajouter dans un pot de 35BB, soit 2 contre 3. Résultat: coin-flip contre paire de 7 et je double.
Une main amusante: il me reste 7 BB, je cherche depuis dejà 2 orbites un spot pour voler blindes et antes, mais les coups sont systématiquement relancés avant moi. Enfin arrive une main non relancée alors que je suis au cut-off. Je fais semblant de regarder mes cartes et annonce solennellement "tapis". Mon image est correcte, ca devrait passer. Horreur: le bouton call, SB call aussi et BB fold apres une interminable reflexion. Je regarde alors mes cartes: J2o. Le flop tombe J96. Check généralisé. Turn 3 et river 2. Je remporte le coup aisément avec 2 paires face à AK et AQ et quadruple quasiment mon stack.
Une leçon à retenir: le vainqueur final du tournoi s´est retrouvé à ma table en milieu de compétition en BB avec seulement 5BB derrière lui alors que j´étais en SB dans un coup multi-foldé. Je suis donc allé à tapis et il a remporté le coup en callant avec 85... face à mon 75. Comme quoi l´important dans un tournoi ça reste de survivre, et rien n´est jamais perdu. Un précepte visiblement bien assimilé en ce beau soir de juillet sur Barcelone par les représentants du pays bigouden.
27/06/2009
WPT Barcelona, en toute discrétion
Planté au beau milieu des WSOP, le WPT de Barcelone, qui a commencé hier ne pouvait bien sûr par rivaliser avec ses glorieux congénaires WPT américains. Seulement 80 joueurs ont payé le buy-in de 5300 euros pour le jour 1A, et on n´en attend pas beaucoup plus pour le 1B.

Peu ou pas de joueurs connus dans le field; tout juste les hyper-spécialiste auront-ils identifié le joueur sponsorisé Red Kings,le suédois Per Linde (en rouge sur la photo). Vu aussi, l´ultra-fantasque Jean-Noel Thorel, qui (déjà éliminé ou en chauffe pour demain?) s´apprêtait à rejoindre une table de cash-game PLO 5/10 peuplée des plus gros regulars de Barcelone. Une bonne soirée en perspective pour ces derniers.
Peu ou pas de joueurs connus dans le field; tout juste les hyper-spécialiste auront-ils identifié le joueur sponsorisé Red Kings,le suédois Per Linde (en rouge sur la photo). Vu aussi, l´ultra-fantasque Jean-Noel Thorel, qui (déjà éliminé ou en chauffe pour demain?) s´apprêtait à rejoindre une table de cash-game PLO 5/10 peuplée des plus gros regulars de Barcelone. Une bonne soirée en perspective pour ces derniers.
15/06/2009
Variance: Card Dead Experience
Jeudi dernier, je suis allé au Gran Casino de Barcelona dans l´idée de jouer en cash NLHE 1-2. Le fait que je suis arrivé un peu tard conjugué à une improbable grève d´une partie des croupiers du casino ce soir-là, ont fait que la liste d´attente sur ces tables était d´au moins 2 heures.
Part 1: SNG
Résultat, je décide de jouer un SNG de 50 euros, vu que les niveaux inferieurs (30 et 20 euros) sont proprement injouables avec une structure catastrophique et 90% de donkeys aux tables (voir mon post du 1/05/09). Hélas, la liste d´attente est également très longue, et je me fais finalement entraîner par mon collègue FCB1899 à jouer un SNG à 100 euros.
Je n´etais pas trop partant vu que la variance en SNG est très importante, et que de ce fait l´edge potentiel que je pourrais avoir sur les autres joueurs de la table ne se traduirait concrètement de manière certaine qu´au bout d´une centaine de SNG de ce type. Pour limiter légèrement la variance, je pacte un partage des gains avec FCB1899. Ce dernier finira 3ème après un donk-call à tapis avec QT face à AJ. Je termine second en ayant joué 100% "by the book" et après avoir refusé un deal en head´s up (alors que je possédais 20% des jetons, le CL me proposait 250 euros au lieu des 200 de la 2eme place pour s´en garder 550 au lieu de 600). Résultat positif donc, au total avec 100 euros de gains... à diviser par deux.
Part 2: Cash-game
Coincidence, on m´appelle finalement à la table de cash-game au moment même où se termine le SNG. Et là va commencer pour moi une expérience particulièrement éprouvante. On appelle ca dans le jargon être card dead: concrètement ne pas avoir une main jouable sur un échantillon significatif de mains. Les chiffres ? En 70 mains, je n´ai touché aucune paire et seulement une main égale ou supérieure à AJ (concrètement un AJ raisé preflop, callé par BB. CB également callé sur QT2. Check/check sur turn brique et check fold sur la value bet river brique de BB qui possédait TT).
Si l´on admet que toutes les paires se jouent (généralement vrai en cash-game) ainsi que tous les AJ+, le nombre moyen de mains de ce type recues au cours de 7 orbites (70 mains) devrait se situer autour de 8 (11% du total). Résultat: une mort assurée, mais relativement lente puisqu´il m´a donc fallu 70 mains et 3h de jeu pour perdre mes 75 BB.
Part 3: MTT
Mais ca ne s´arrête pas là !! Car ce soir je suis allé jouer le 110 euros freezeout, et au bout de 25 mains, je n´avais toujours pas touché de paire ni de AJ+ !! A ce moment là je décide de faire part de cette statistique assez surréaliste aux autres joueurs de la table ( à savoir: pas une paire recue en 95 mains). L´effet est immédiat: je touche JJ sur la main suivante. Au final, je toucherais également un AQ au milieu du tournoi (dans les 2 cas je ramasserais seulement les blindes) avant de sortir à une anonyme 44ème place sur 119 avec un all-in early position short-stack pour 5BB avec A7 justement callé par BB avec KJs qui a eu mathématiquement raison de caller en tenant compte du poids relatif des ante.
On pourra m´objecter avec raison qu´au poker (et c´est surtout vrai en cash), il y a bien d´autres cartes jouables que celles mentionnées plus haut: les suited connectors, les Ax en position, quelques 1-gappers... Je suis bien d´accord, mais il se trouve que je n´ai pas non plus réussi une seule fois à connecter le flop ni à toucher un tirage décent au cours des quelques 130 mains jouées entre la session de cash du jeudi et le MTT de ce soir !
Au total donc cette statistique assez impressionnante: je n´ai touché que 3 mains du type Paires ou AJ+ sur l´échantillon en question de 130 mains, alors que l´espérance mathématique se situait entre 14 et15. La statistique d´occurence de ce résultat est assez compliquée à calculer (il s´agit d´une combinaison, programme de maths de Terminale S pour les nostalgiques), je l´évalue cependant entre 0.5 et 1%. Une stat radicale plus simple à calculer: il y a 0,00000026% (o.89 à la puissance 130) de chances de ne toucher aucune main de ce type sur l´échantillon en 130 mains, soit approximativement une chance sur 4 milliards (!). Et sur seulement 30 mains (soit 3 orbites) ? Réponse: 3% !
En conclusion, voici une expérience qui fait réfléchir sur l´importance de la variance au poker... d´autant que ce type précis de variance (les mains de départ) ne constitue évidemment que l´un des aspects de la variance globale au poker. Et qui devrait en toute logique achever de dissuader tout joueur rationnel dont la bankroll est insignifiante de prendre part à des SNG ou à des MTT de 100 euros ! :-)
Part 1: SNG
Résultat, je décide de jouer un SNG de 50 euros, vu que les niveaux inferieurs (30 et 20 euros) sont proprement injouables avec une structure catastrophique et 90% de donkeys aux tables (voir mon post du 1/05/09). Hélas, la liste d´attente est également très longue, et je me fais finalement entraîner par mon collègue FCB1899 à jouer un SNG à 100 euros.
Je n´etais pas trop partant vu que la variance en SNG est très importante, et que de ce fait l´edge potentiel que je pourrais avoir sur les autres joueurs de la table ne se traduirait concrètement de manière certaine qu´au bout d´une centaine de SNG de ce type. Pour limiter légèrement la variance, je pacte un partage des gains avec FCB1899. Ce dernier finira 3ème après un donk-call à tapis avec QT face à AJ. Je termine second en ayant joué 100% "by the book" et après avoir refusé un deal en head´s up (alors que je possédais 20% des jetons, le CL me proposait 250 euros au lieu des 200 de la 2eme place pour s´en garder 550 au lieu de 600). Résultat positif donc, au total avec 100 euros de gains... à diviser par deux.
Part 2: Cash-game
Coincidence, on m´appelle finalement à la table de cash-game au moment même où se termine le SNG. Et là va commencer pour moi une expérience particulièrement éprouvante. On appelle ca dans le jargon être card dead: concrètement ne pas avoir une main jouable sur un échantillon significatif de mains. Les chiffres ? En 70 mains, je n´ai touché aucune paire et seulement une main égale ou supérieure à AJ (concrètement un AJ raisé preflop, callé par BB. CB également callé sur QT2. Check/check sur turn brique et check fold sur la value bet river brique de BB qui possédait TT).
Si l´on admet que toutes les paires se jouent (généralement vrai en cash-game) ainsi que tous les AJ+, le nombre moyen de mains de ce type recues au cours de 7 orbites (70 mains) devrait se situer autour de 8 (11% du total). Résultat: une mort assurée, mais relativement lente puisqu´il m´a donc fallu 70 mains et 3h de jeu pour perdre mes 75 BB.
Part 3: MTT
Mais ca ne s´arrête pas là !! Car ce soir je suis allé jouer le 110 euros freezeout, et au bout de 25 mains, je n´avais toujours pas touché de paire ni de AJ+ !! A ce moment là je décide de faire part de cette statistique assez surréaliste aux autres joueurs de la table ( à savoir: pas une paire recue en 95 mains). L´effet est immédiat: je touche JJ sur la main suivante. Au final, je toucherais également un AQ au milieu du tournoi (dans les 2 cas je ramasserais seulement les blindes) avant de sortir à une anonyme 44ème place sur 119 avec un all-in early position short-stack pour 5BB avec A7 justement callé par BB avec KJs qui a eu mathématiquement raison de caller en tenant compte du poids relatif des ante.
On pourra m´objecter avec raison qu´au poker (et c´est surtout vrai en cash), il y a bien d´autres cartes jouables que celles mentionnées plus haut: les suited connectors, les Ax en position, quelques 1-gappers... Je suis bien d´accord, mais il se trouve que je n´ai pas non plus réussi une seule fois à connecter le flop ni à toucher un tirage décent au cours des quelques 130 mains jouées entre la session de cash du jeudi et le MTT de ce soir !
Au total donc cette statistique assez impressionnante: je n´ai touché que 3 mains du type Paires ou AJ+ sur l´échantillon en question de 130 mains, alors que l´espérance mathématique se situait entre 14 et15. La statistique d´occurence de ce résultat est assez compliquée à calculer (il s´agit d´une combinaison, programme de maths de Terminale S pour les nostalgiques), je l´évalue cependant entre 0.5 et 1%. Une stat radicale plus simple à calculer: il y a 0,00000026% (o.89 à la puissance 130) de chances de ne toucher aucune main de ce type sur l´échantillon en 130 mains, soit approximativement une chance sur 4 milliards (!). Et sur seulement 30 mains (soit 3 orbites) ? Réponse: 3% !
En conclusion, voici une expérience qui fait réfléchir sur l´importance de la variance au poker... d´autant que ce type précis de variance (les mains de départ) ne constitue évidemment que l´un des aspects de la variance globale au poker. Et qui devrait en toute logique achever de dissuader tout joueur rationnel dont la bankroll est insignifiante de prendre part à des SNG ou à des MTT de 100 euros ! :-)
17/05/2009
Poker parisien
De passage à Paris pour le week-end, j´ai consacré une partie de la journée (et de la nuit) du vendredi au poker.
L´après-midi, profitant d´une heure de "trou" dans mon agenda, je décide de m´approcher de l´Aviation Club de France, avenue des Champs-Elysés, où se déroule le 2ème jour du Grand Prix de Paris, l´un des tournois européens les plus chers, au buy-in de 10.000 euros. N´étant pas (plus) membre du club, je reste dehors près de l´entrée, dans l´espoir de rencontrer quelque joueur de haut rang, venu griller une cigarette. Et je ne suis pas décu ! Car dans un intervalle de temps réduit, je pourrai parler avec:
- Davidi Kitai, joueur Winamax, détenteur d´un bracelet aux WSOP 2008 et terminant 3ème du dernier EPT de Barcelone. Il se dit très en confiance pour les WSOP 2009; Vegas est la ville où il joue son meilleur poker.
- Tristan Clémencon, le jeune prodige francais de 19 ans sponsorisé par Poker770 et auteur depuis début 2009 d´une incroyable série de résultats live et online: 3ème de l´EPT de Deauville, 2nd du POP de l´ACF, 2 tables finales aux EFOP, ITM (In The Money) aux EPT de San Remo et de Monte-Carlo, et également vainqueur online d´un 55 Rebuy sur PokerStars.
- Bruno Fitoussi, ancien directeur de l´ACF, pionnier du poker en France, importateur du Texas Hold´Em à Paris, runner-up du HORSE à $50.000 des WSOP 2007, etc., etc., que j´ai félicité pour sa récente 10ème place dans un WPT à $25.000 à Las Vegas, et qui m´a confirmé (mais est-ce un scoop?) sa participation au MainEvent des WSOP 2009 ainsi qu´au HORSE et au highroller à $40.000.
- Benjamin Gallen, le talentueux journaliste qui assure les coverage de Winamax et les commentaires francais des retransmissions EPT sur Pokerstars.tv.
Egalement apercus:
- Remy Biechel, que les lecteurs de mon blog connaissent déjà, récent vainqueur du side event à 5.000 euros de l´EPT de Monte-Carlo.

- Brice Cournut, 7ème du Partouche Poker Tour en 2008.

Le soir, au terme d´un diner entre amis un peu arrosé, sur les coups de 1h du matin nous décidons avec Endlessmaze d´aller faire un tour au Cercle Clichy Montmartre (voir les anciens posts) pour une session de cash-game 1-2.
On y rencontre Otto Richard, le sympathique pro parisien, membre des mythiques "Donks in Vegas", anciennement sponsorisé par Everest, avec qui nous prenons un Corona au bar en attendant qu´une place se libère aux tables. Il nous informe que son blog sera bientot de nouveau accessible dans une nouvelle version, concue avec des potes à lui webdesigners.
Première expérience en cercle pour Endlessmaze, qui terminera avec un tapis triplé grace à un full et une couleur max obtenue à chaque fois sur le turn au cours de la première demie-heure.
Pour ma part, je termine sur un très léger bénéfice, ce qui est un résultat heureux puisque j´ai perdu au cours de la session un pot à 170 euros all-in preflop où ma paire d´As rouges se fait craquer (une nouvelle fois) par JTs, qui termine en quinte sur la river.

L´après-midi, profitant d´une heure de "trou" dans mon agenda, je décide de m´approcher de l´Aviation Club de France, avenue des Champs-Elysés, où se déroule le 2ème jour du Grand Prix de Paris, l´un des tournois européens les plus chers, au buy-in de 10.000 euros. N´étant pas (plus) membre du club, je reste dehors près de l´entrée, dans l´espoir de rencontrer quelque joueur de haut rang, venu griller une cigarette. Et je ne suis pas décu ! Car dans un intervalle de temps réduit, je pourrai parler avec:
- Davidi Kitai, joueur Winamax, détenteur d´un bracelet aux WSOP 2008 et terminant 3ème du dernier EPT de Barcelone. Il se dit très en confiance pour les WSOP 2009; Vegas est la ville où il joue son meilleur poker.
- Tristan Clémencon, le jeune prodige francais de 19 ans sponsorisé par Poker770 et auteur depuis début 2009 d´une incroyable série de résultats live et online: 3ème de l´EPT de Deauville, 2nd du POP de l´ACF, 2 tables finales aux EFOP, ITM (In The Money) aux EPT de San Remo et de Monte-Carlo, et également vainqueur online d´un 55 Rebuy sur PokerStars.
- Bruno Fitoussi, ancien directeur de l´ACF, pionnier du poker en France, importateur du Texas Hold´Em à Paris, runner-up du HORSE à $50.000 des WSOP 2007, etc., etc., que j´ai félicité pour sa récente 10ème place dans un WPT à $25.000 à Las Vegas, et qui m´a confirmé (mais est-ce un scoop?) sa participation au MainEvent des WSOP 2009 ainsi qu´au HORSE et au highroller à $40.000.
- Benjamin Gallen, le talentueux journaliste qui assure les coverage de Winamax et les commentaires francais des retransmissions EPT sur Pokerstars.tv.
Egalement apercus:
- Remy Biechel, que les lecteurs de mon blog connaissent déjà, récent vainqueur du side event à 5.000 euros de l´EPT de Monte-Carlo.
Rémy Biéchel, en chemise blanche.
- Brice Cournut, 7ème du Partouche Poker Tour en 2008.
Le soir, au terme d´un diner entre amis un peu arrosé, sur les coups de 1h du matin nous décidons avec Endlessmaze d´aller faire un tour au Cercle Clichy Montmartre (voir les anciens posts) pour une session de cash-game 1-2.
On y rencontre Otto Richard, le sympathique pro parisien, membre des mythiques "Donks in Vegas", anciennement sponsorisé par Everest, avec qui nous prenons un Corona au bar en attendant qu´une place se libère aux tables. Il nous informe que son blog sera bientot de nouveau accessible dans une nouvelle version, concue avec des potes à lui webdesigners.
Première expérience en cercle pour Endlessmaze, qui terminera avec un tapis triplé grace à un full et une couleur max obtenue à chaque fois sur le turn au cours de la première demie-heure.
Pour ma part, je termine sur un très léger bénéfice, ce qui est un résultat heureux puisque j´ai perdu au cours de la session un pot à 170 euros all-in preflop où ma paire d´As rouges se fait craquer (une nouvelle fois) par JTs, qui termine en quinte sur la river.
01/05/2009
SNG, MTT & Cash-game @ Gran Casino Barcelona

Un point sur mes dernières apparitions au Casino de Barcelone:
1) MTT: Lundi 20 avril je participe une nouvelle fois au Tournoi 110 euros freezeout du lundi soir, où j´ai pris pour habitude de terminer plutôt deep. Ce ne sera pas le cas cette semaine, puisque je subis une élimination au bout de la première heure, sur un coup que j´ai toujours du mal à juger.

Avec 1900 de stack aux blindes 50/100, je me retrouve UTG avec AKs et relance à 300. Longue décision de UTG+1 qui finit par caller, tout comme UTG+2 avant que le bouton ne shove (aller all-in). Je finis par caller pour trois raisons probablement chacune discutable:
a) l´auteur du squeeze est un joueur très agressif doté d´une forte inclination au bluff et le spot était idéal (trop?) pour un vol du bouton.
b) la cote (16K à rajouter pour gagner 27K en cas de showdown Head´s Up, 43K en cas de triple all-in, et 60K en cas de quadruple all-in) est correcte face à des ranges adverses JJ/QQ voire KK.
c) si je passe, il ne me reste que 16K alors que si je remporte le coup en HU, je m´envole à 47K.
S´ensuit un fold de UTG+1 et UTG+2; et le bouton montre la redoutée AA. C´en est terminé du tournoi.
Sur le moment, j´ai eu l´impression que mon call était vraiment mauvais, mais après analyse, je n´en suis plus autant persuadé... des avis?
Un (autre) coup amusant joué à ma table au cours du premier niveau (Blindes 25/50): un joueur raise early position à 100; un caller; je call aussi avec AJ. Le flop sort KJ7 et le relanceur va all-in pour 1080 dans le pot de 375, instantanément suivi par le caller initial; je folde bien sûr. Les joueurs montrent respectivement QJ et AT !
2) SNG & Cash-game: Jeudi 30 avril: je me rends au casino pour la première fois un jeudi: c´est la soirée des SNG et il parait que le field y est particulièrement fishy. Je m´inscris à un SNG à 30 euros pour démarrer la soirée en douceur, et là horreur!!! je me rends compte que la structure est encore pire que celle d´un Super-Turbo sur iPoker ! Jugez-en plutôt: à la fin des 2 premières orbites (moins de 20 mains jouées), le stack moyen est à peine de 6 blindes... Impossible évidemment de jouer au poker dans ces conditions, ce qui est bien dommage car le niveau des joueurs présents à la table était proprement affligeant. Pour l´anecdote, je termine 6ème éliminé par une mise all-in avec AQ callé par KQ ! ;-)
Je décide alors de m´asseoir à une table de cash-game NLHE 1/2 que le casino a la bonne idée de proposer exceptionnelement le jeudi soir (les autres jours, 2/5 est la plus petite limite). Je m´installe avec le buy-in maximum autorisé de 50BB (soit 100 euros). La table est composée de 2 bons joueurs, 1 ou 2 joueurs moyen, et le reste de fishs. Je vais jouer trois gros coups durant les 2 heures:

1) Hi-Jack ouvre à 6, suivi par Cut-Off. Découvrant AA au bouton, je relance à 16. HJ hesite longuement avant de caller; CO fait de même. Le pot est de 49. Flop en apparence dry: 852 rainbow. HJ check / CO mise 25 / je relance à tapis pour 60 de plus. Insta call de CO qui avait floppé un brelan de 5. Difficile de se sortir de ce type de position en 50BB deep ! Une remaque cependant: les cotes implicites du CO étaient probablement légèrement suffisantes pour son call preflop en raison de ma faible relance. En relancant standard à 20, j´aurais peut-être pu éviter le call du HJ qui a rendu profitable celui du CO. Je décide de me recaver à 60.
2) Je limpe UTG avec A2s puis suit une relance à 10 du bouton. Flop 2s8s9d. Je checke, le bouton mise 16 et je le check/raise à tapis, sachant avoir pas mal de fold equity en plus de 11 outs (Xs, 2), et plus probablement 15 avec les 3 as restants. Le bouton me call avec A9, ce qui me laisse 14 outs. Je remporte le coup avec un Ks rivière et double mon stack.
3) Coup un peu comparable au 1), avec les mêmes joueurs, mais cette fois ci je suis en SB. CO limpe, bouton limpe, je raise à 10 avec AJ. Call du CO et du bouton. Le pot est de 32. Flop A92. Je décide de checker. CO checke. Bouton mise 25. Je le check-raise à tapis pour 60 de plus. Il insta-call avec A9, et je ne trouve pas mon 2-outer. Je pense avoir mal joué ce coup car en 45BB deep, le slowplay (le check post-flop) en réalité m´a privé de l´information capitale qu´aurait constituée la réaction du bouton face à mon CB. Le call ou le raise adverse m´auraient sans doute permis de sortir du coup en préservant la plus grosse partie de mon stack.
Bilan comptable assez mauvais donc: -190 (-30 en SNG et -160 en CG). J´ai certainement mal joué le dernier coup du cash-game; et il est possible que ma sur-relance preflop ait été insuffisante sur le coup où ma paire d´As a été craquée par la paire de 5 adverse. Autre sujet d´analyse intéressant: j´ai joué les 3 coups les plus importants de la soirée face aux meilleurs joueurs de la table alors qu´il est bien sûr indiqué de cibler en priorité les joueurs faibles.
J´ai décidé de retourner jeudi prochain pour une session exclusive de cash-game en 1/2 de 4 ou 5 heures pour évaluer mon jeu sur un échantillon de temps plus significatif. Le compte-rendu la semaine prochaine !
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