01/01/2017

Exogène: (auto)biographie d'un gambler

Récemment paru sous pseudonyme, "Exogène" semble être le premier livre d'un prénommé Stéphane, originaire de Limoges. Présenté comme autobiographique, ce récit surprend autant par sa brièveté (à peine 100 pages) que par l'ampleur de la période couverte (50 ans de 1966 à 2016).


 
Si des éléments réels de la vie de l'auteur sont bien présents, on a le droit de douter de l'authenticité de l'intégralité des anecdotes et épisodes relatés. On peine en effet à croire sur parole ce personnage qui semble régulièrement victime de complots et de malveillances alors que la vie lui a pourtant appris à se tenir sur ses gardes. 

L'existence de l'auteur aura beaucoup tourné autour des jeux: d'abord le flipper, puis le billard, et enfin le poker avec comme point d'orgue une participation aux Championnats du Monde à Las Vegas. Ce récit constitue aussi l'opportunité pour lui de présenter sa philosophie toute personnelle de la vie, paradoxalement basée sur le décodage de signes et de symboles quand il se présente par ailleurs comme un stratège froid et rationnel.

L'écriture de ce livre non exempt de contradictions semble mue par une volonté farouche de prendre les autres à témoin, de pointer du doigt les néfastes et de se justifier.

Si le livre comporte des passages intéressants, de nombreux autres pêchent par qualité rédactionnelle, voire orthographique. On notera tout de même le bon travail de l'éditeur toulousain Les Editions du Mélibée, qui livre un produit de bonne facture.

10/09/2016

David Benyamine annonce son come-back !

Sollicité en vain depuis près de 10 ans par des institutions de la communauté poker comme Benjo DiMeo et Club poker Radio, Benyamine restait une icône désespérément mutique. Contre toute attente, Gaëlle Jaudon est parvenue ce mois-ci pour Live Poker à décrocher une interview de l'ange déchu du poker hautes limites et du gambling en mode no limit


Brillant, ombrageux et excessif, Benyamine a vécu plusieurs vies. Une carrière de joueur de tennis avortée en raison d'une blessure, une reconversion dans le poker où il s'est imposé rapidement comme le meilleur joueur français de cash-game, avant un exil à Las Vegas au milieu des années 2000 où il figurera dans les shows télés américains les plus prestigieux.

Au début des années 2010, c'est la descente aux enfers. S'enferrant parfois dans des bluffs monumentaux, il perd des sommes astronomiques en ne se départissant jamais de son calme olympien. Jouant à l'excès sur Internet, il perdra environ 5 millions de dollars sur FullTilt. Il estime aujourd'hui avoir été victime d'une "triche" sans vraiment étayer cette accusation.


Détenteur d'un bracelet WSOP et d'un titre WPT, le parisien âgé de 44 ans qui vit à présent à Los Angeles reste banni du circuit EPT pour d'obscures motifs et se fait toujours plus rare de ce côté-ci de l'Atlantique. On l'a dit ruiné, divorcé et dépressif. Il reprend la main pour annoncer aujourd'hui son come-back. 

Un brin assagi, en recherche de sponsor, décidé à perdre "beaucoup de poids", l'ex-gambler invétéré ne possède plus la surface financière pour s'asseoir aux tables les plus chères et jouer contre les tous meilleurs joueurs, mais il en a de nouveau l'ambition et souhaite le faire savoir.

S'il concède être "un peu fou", David Benyamine rappelle à travers cet interview que le poker reste un art dangereux. "Avec le vice et l'adrénaline du jeu, je n'ai pas su faire la part des choses dans les moments importants."  

On souhaite à ce personnage hors norme, doué pour tout ce qu'il entreprend - piano, golf, billard, etc - une rédemption à la hauteur de sa chute.

David Benyamine annonce son come-back !

Sollicité en vain depuis près de 10 ans par des institutions de la communauté poker comme Benjo DiMeo et Club poker Radio, Benyamine restait une icône désespérément mutique. Contre toute attente, Gaëlle Jaudon est parvenue ce mois-ci pour Live Poker à décrocher une interview de l'ange déchu du poker hautes limites et du gambling en mode no limit


Brillant, ombrageux et excessif, Benyamine a vécu plusieurs vies. Une carrière de joueur de tennis avortée en raison d'une blessure, une reconversion dans le poker où il s'est imposé rapidement comme le meilleur joueur français de cash-game, avant un exil à Las Vegas au milieu des années 2000 où il figurera dans les shows télés américains les plus prestigieux.



Au début des années 2010, c'est la descente aux enfers. S'enferrant parfois dans des bluffs monumentaux, il perd des sommes astronomiques en ne se départissant jamais de son calme olympien. Jouant à l'excès sur Internet, il perdra environ 5 millions de dollars sur FullTilt. Il estime aujourd'hui avoir été victime d'une "triche" sans vraiment étayer cette accusation.


Détenteur d'un bracelet WSOP et d'un titre WPT, le parisien âgé de 44 ans qui vit à présent à Los Angeles reste banni du circuit EPT pour d'obscures motifs et se fait toujours plus rare de ce côté-ci de l'Atlantique. On l'a dit ruiné, divorcé et dépressif. Il reprend la main pour annoncer aujourd'hui son come-back.



Un brin assagi, en recherche de sponsor, décidé à perdre "beaucoup de poids", l'ex-gambler invétéré ne possède plus la surface financière pour s'asseoir aux tables les plus chères et jouer contre les tous meilleurs joueurs, mais il en a de nouveau l'ambition et souhaite le faire savoir.

S'il concède être "un peu fou", David Benyamine rappelle à travers cet interview que le poker reste un art dangereux. "Avec le vice et l'adrénaline du jeu, je n'ai pas su faire la part des choses dans les moments importants."  

On souhaite à ce personnage hors norme, doué pour tout ce qu'il entreprend - piano, golf, billard, etc - une rédemption à la hauteur de sa chute.

01/01/2016

Récit d'un joueur itinérant

Jonathan Salamon a abandonné un début de carrière d'architecte en France pour partir à l'aventure en Amérique du Sud. Son idée : financer son voyage grâce au poker. S'étant constitué une confortable bankroll en grindant les tables de cash game en France et en Belgique avant le départ, l'un des enjeux de son aventure sera de trouver des parties - légales ou non -, d'y gagner de l'argent (et réussir à se faire payer!) afin de pouvoir continuer à voyager.


100% autobiographique, ce récit proche de la confession est d'abord généreux. Avec ses 475 pages dont presque un tiers de photos. Mais surtout grâce au ton du narrateur, qui ne s'épargne jamais, et qui par son honnêteté parvient à créer une relation de proximité privilégiée avec le lecteur. Et qui rend trépidantes mêmes les quelques étapes un peu moins spectaculaires de son récit.

Relatant seize mois de voyage de l'arrivée à Rio de Janeiro jusqu'en Colombie, le livre contient plusieurs centaines d'anecdotes. Au fil de ce trajet épuisant pour le corps et l'esprit, l'auteur multiplie les rencontres - amicales et amoureuses -, est amené à évaluer des risques, gérer une logistique complexe, et n'oublie jamais de mentionner les éléments culturels, et en particulier architecturaux, des lieux visités. Concernant le poker, il a été décidé de différencier formellement les chapitres techniques du reste du texte au moyen d'une encre bleue. Bonne idée, qui procure à la fois du relief au texte et qui permet de ne pas imposer aux grand public la lecture de paragraphes à réserver aux joueurs aguerris.

Jonathan et sa moto Parkinson, surnommée ainsi pour ses "tremblements"

Les photos sont prises dans un style amateur et illustrent agréablement le texte. Un regret : le parti pris - toutefois compréhensible - de ne pas révéler les visages des filles rencontrées, qui jouent un rôle central dans le voyage. Deux remarques pour l'éditeur : les cartes de début de chapitre illustrant le parcours auraient gagné à être plus détaillées pour permettre de mieux suivre le récit. Par ailleurs le livre recèle un nombre important de fautes de frappe.

Il n'en demeure pas moins que par son humanité Jonathan Salamon donne à ce récit/confession une grande valeur. L'auteur y travaille une matière humaine particulièrement riche et plusieurs analyses psychologiques livrées au fil des pages s'avèrent éclairantes.  

« Récit d'un joueur itinérant » révèle à la fois un vrai talent de conteur ainsi qu'un savoir-faire certain pour l'écriture. On attend impatiemment la suite de son aventures, à beaucoup de points de vue extraordinaire, qui nous conduira jusqu'à Las Vegas.

Editions Hugo & Doc - 19,95€

15/11/2015

Gambling, Jet-Set, Arnaques & Homicides: Arnaud Mimran très lourdement mis en cause par la justice

Si beaucoup a été fait depuis une dizaine d'années pour que le poker devienne une activité respectable, il plane toujours autour de certains joueurs une odeur de souffre, dont le sordide n'a rien à envier aux westerns les plus noirs.



Arnaud Mimran est un joueur français, connu pour sa 13ème place obtenue à l'EPT Monte-Carlo 2006, ainsi que pour avoir joué dans les cash-games les plus chers du monde, ceux de la Bobby's Room au Casino Bellagio à Las Vegas. 

En 2012 il avait annoncé sa participation au tournoi à 1 million de dollars de buy-in des WSOP 2012, avant de se rétracter. A l'instar de Thomas Fabius, il aurait laissé une ardoise de plusieurs millions de dollars dans les casinos du Nevada. 


Il fait régulièrement la une de la presse à sensation italienne pour ses habitudes de jet-setter en compagnie de top-models internationaux dans les lieux les plus hype de la planète, quand il ne vit pas tout simplement dans son loft de 400m2 avec piscine intérieure à Paris dans le 16ème arrondissement. En novembre 2012, il y avait invité Puff Daddy, Bar Rafaelli et Pharell Williams pour la Bar-Mitzva de son fils.

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Le Parisien s'est fait connaître dans les années 2000 comme joueur de cash-game dans les parties privées les plus chères de la capitale. Par l'intermédiaire du poker, il rencontre Marco Mouly, cousin de Cyrille Mouly autre joueur de poker devenu célèbre pour avoir flambé à la Bobby's Room. Il fait également la connaissance de Samy Souied, impliqué dans l'affaire de l'« arnaque aux faux encarts publicitaires ».

Egalement soupçonné de délit d'initié par l'Autorité des Marchés Financiers, Mimran va s'associer avec Marco Mouly et Samy Souied pour monter ce qui serait une monumentale arnaque à la TVA sur les échanges de quotas de CO2, qui aurait coûté à l'état près de 2 milliards d'euros entre 2008 et 2009.

Cyrille Mouly

C'est alors que les choses dégénèrent vraiment pour ce groupe de gamblers.

En janvier 2010, Cyrille Mouly prend la fuite car il se sait recherché par Interpol dans le cadre de ses activités professionnelles supposées frauduleuses.

Le 14 septembre 2010, Souied se fait assassiner devant Arnaud Mimran sur le parvis du Palais des Congrés de Paris. Mimran sera par la suite soupçonné d'avoir fait assassiner son associé, dont la venue à Paris était connue de très peu de personnes et à qui il devait des comptes dans le cadre d'un investissement financier de plusieurs dizaines de millions d'euros qui n'aurait en réalité pas été effectué.

En mars 2011 Cyrille Mouly est arrêté au Maroc, alors qu'il se rendait à un tournoi high roller à Marrakech. Incarcéré en France, il est libéré dans l'attente de son procés.

En octobre 2011, l'ex-beau père d'Arnaud Mimran, Claude Dray, est retrouvé mort à son domicile de Neuilly, sans qu'aucune trace d'effraction ne soit relevée. Mimran est aujourd'hui également soupçonné dans cette affaire.




Les années 2012 - 2013 marquent l'apogée et le faste de la vie de jet-setter d'Arnaud Mimran, alors en couple avec la top-model paragayenne Claudia Galanti

En avril 2014, Albert Taieb, proche de Mouly et de Mimran, et également impliqué dans l'affaire des faux encarts publicitaires, se fait assassiner à Paris dans le hall de son immeuble tandis que Mouly, présent sur les lieux, parvient miraculeusement à s'échapper. Celui-ci accuse aujourd'hui Arnaud Mimran d'être le commanditaire de ce meurtre qui aurait dû le viser. Mimran aurait une dette de 2 millions d'euros envers lui.

Arnaud Mimran et Claudia Galanti à Cannes en mai 2014

Le 22 mai 2014, le tribunal condamne Cyrille Mouly à cinq ans de prison. Celui-ci ne se présente pas au verdict, et repart en cavale. Il sera aperçu jouant de très grosses sommes d'argent à des tables de cash-game au Casino de Prague fin 2014. La rumeur le situe également à Macao, Amsterdam ou aux Bahamas et lui prête un niveau mondial au Pot Limit Omaha.

En décembre 2014, tout s'enchaîne. La nouvelle compagne d'Arnaud Mimran, Tamara Pisnoli, est arrêtée avec sept autres personnes pour l'enlèvement et la séquestration d'un entrepreneur romain en juillet 2013. Celle-ci est soupçonnée d'être le cerveau de l'affaire. Le même mois, Arnaud Mimran perd tragiquement sa fille de 9 mois.


Mimran et Tamara Pisnolo amusent leurs followers sur Instagram

Le 15 janvier 2015, Arnaud Mimran est lui aussi mêlé à une mystérieuse affaire de séquestration à Paris. Un banquier suisse d'origine turque est kidnappé par de faux policiers. Ses ravisseurs tentent de le forcer à passer des ordres de bourse vers des comptes à l'étranger. Mimran intervient durant la séquestration, en surgissant, visage apparemment tuméfié et également victime des kidnappeurs, dans la pièce où est retenu l'otage pour l'inciter à passer les ordres. Il aujourd'hui suspecté d'être en réalité le cerveau de l'opération, qui achoppe dans un premier temps après le meurtre d'un complice présumé de Mimran le 19 janvier. Les ravisseurs relâchent alors le banquier.

Dès le lendemain, Arnaud Mimran est arrêté, mis en examen et écroué dans l'affaire de la fraude à la taxe carbone. Longtemps après ses complices présumés, ce qui accréditerait la thèse en faisant un indicateur de la Police, ou a minima, un citoyen bénéficiant de certaines "protections".

L'histoire rebondit à nouveau car – alors qu'il est détenu -, Mimran serait parvenu à recontacter la victime de la précédente tentative d'extorsion et le convaincre d'effectuer un virement de plus de 2 millions d'euros en direction de Dubaï... somme que Mimran serait parvenu à toucher sans en avertir ses complices.



Pas encore jugé, mais remis en liberté, Arnaud Mimran sera à nouveau interpellé, mis en examen et incarcéré le 16 juin 2015 pour séquestration et extorsion de fond, en compagnie de Farid Khider, six fois champion du monde de boxe. 

Ce dernier, complice présumé d'Arnaud Mimran dans l'affaire du kidnapping, avait été condamné pour acquisition et détention d'armes illégales en 2013. En 2011, son frère avait été assassiné à Orly-ville. Farid Khider avait miraculeusement échappé à cet assassinat. 

Précisons qu'en l'absence de toute condamnation, Arnaud Mimran reste à ce jour bien entendu présumé innocent de tous les faits rapportés dans cet article.

29/08/2015

November Nine: Zvi Stern, l'outsider de Tel-Aviv

Si la table finale du Main Event des WSOP qui se jouera en novembre comporte comme à l'accoutumée une majorité de joueurs professionnels, cette année un joueur amateur semble particulièrement attirer la curiosité de la communauté poker.


Les neufs finalistes 2015. Zvi Stern tout à gauche.


Second israélien de l'histoire à disputer la table finale du Main Event – après Amir Lehavot qui finit 3ème en 2013 – Zvi Stern se présentera à la table avec un palmarès des plus modestes, même pour un joueur amateur. 

Si son activité professionnelle reste indéfinie – ou secrète – le natif de Tel-Aviv semble bénéficier d'une capacité financière importante. En effet, ce dernier arpente régulièrement le globe pour y jouer des tournois de standing... sans grand succès. En tout et pour tout deux misérables places payées, obtenues l'une en 2008 sur un tournoi mineur des WSOP et l'autre au début de 2015 au High-Roller du PCA !


Zvi "Stalling Unabomber" Stern


Si l'Israélien a adopté à table le look "Unabomber" inspiré de Phil Laak (large capuche assortie de lunettes noires), c'est pour une toute autre raison qu'il s'est fait remarquer à partir du 7ème jour de compétition. 

Zvi Stern s'est en effet attiré les critiques des autres joueurs en prenant des temps de réflexion exagérément longs, dans le but non avoué de ralentir le jeu à table pour espérer bénéficier d'éliminations des joueurs aux autres tables.  Ce procédé, proscrit par la communauté, est connu sous le nom de stalling. Utilisé par quelques joueurs de poker en ligne, cette pratique est particulièrement rare en tournoi live, et assimilée à de la triche.

Déjà assuré de remporter au minimum 1 million de dollars, l’Israélien démarrera le tournoi en deuxième position avec 30 millions de jetons et une cote de 6/1 chez les bookmakers, très loin derrière le favori Joe McKeehen, large chip leader.

28/06/2015

Nouvel éclairage sur la fin du Cercle Concorde

Il ne reste plus que trois cercles de jeu ouverts en France alors qu'on en a compté jusqu'à dix-sept seulement à Paris. Ces établissements, aux statuts juridiques baroques, presque exclusivement gérés par des Corses, ont dans un premier temps bénéficié d'appuis politiques et judiciaires au plus haut niveau de la République avant que le pouvoir politique ne décide d'y mettre un terme de façon brutale. L'édifiant témoignage de François Gouge, ex-copropriétaire du Cercle Concorde à Paris, publié par La Manufacture de Livres, permet de mieux comprendre ce moment de l'histoire du poker en France.



Banquier suisse spécialisé dans l'évasion fiscale ("ce qui fait la réputation de la place financière suisse, c'est que nous ne volons pas – du moins pas trop – nos clients"), François Gouge raconte son histoire avec un détachement qui le rend crédible. Pourtant, tous les éléments du mauvais polar y figurent : banquiers qui sentent le soufre, industriels obsédés par l'argent, politiques véreux des deux côtés des Alpes, paradis fiscaux, France-Afrique, rétrocommissions, et pour finir grand banditisme corse et règlements de comptes à Marseille. Au fil de ce récit plein de surprises, on comprend comment le narrateur, par cupidité et naïveté, perd peu à peu le contrôle jusqu'à ce qu'un enchaînement inexorable de faits le conduisent à la case prison. 




Construit comme un interview, ce récit où l'on croise de véritables personnages de romans ("on reconnaît un escroc à ce qu'il prétend systématiquement être proche d'un homme politique - et c'est parfois vrai") jette une lumière crue sur cette caste qui mêle financiers, politiques et bandits. On comprend comment les rôles se brouillent, les responsabilités se diluent, pendant que les millions passent d'un compte à l'autre - en un éclair. 

Ceux qui ont fréquenté le Cercle Concorde en 2006 retrouveront l'ambiance très particulière de cet établissement, profondément bling-bling et mafieuse à la fois. Ce livre est précieux car il permet de comprendre pourquoi les Cercles, dans leur configuration de l'époque, étaient voués à disparaître. 

Banquier: Un suisse dans le grand banditisme
François Rouge / Entretiens avec Ian Hamel
La Manufacture de Livres - 19,90€